Cette analyse reste attachée aux données qui ont permis sa conclusion. Aucun chiffre affiché ici n'est en temps réel. Une donnée nouvelle peut entraîner un rafraîchissement, une revue ou une nouvelle version — jamais une modification silencieuse.
Ce que montre l'analyse
La hausse de la dette française depuis 1996 ne s'explique principalement pas par les taux d'intérêt mais par les déficits primaires — les années où les recettes n'ont pas couvert les dépenses hors intérêts —, et ce qui change aujourd'hui n'est pas son origine mais son prix, qui se diffuse à mesure que la dette est renouvelée.
Comment ce mécanisme fonctionne
Deux forces ont longtemps travaillé en sens contraire. D'un côté, des déficits primaires répétés ajoutaient de la dette chaque année. De l'autre, une croissance en euros courants supérieure au coût de la dette la diluait à mesure, pendant que le remplacement des titres anciens par des titres moins chers faisait baisser sa charge sans qu'aucune décision n'y contribue. La seconde force a masqué la première — elle ne l'a pas annulée. Depuis 2023, elle a changé de sens : les financements nouveaux coûtent plus cher que la moyenne du stock. Le surcoût ne se voit pas tout de suite parce qu'il ne s'applique qu'à la part de la dette qui se renouvelle chaque année. La contrainte qui vient n'est donc pas un choc, c'est une transmission lente et déjà engagée.
Analyse complète —le schéma chiffré de la dette déjà empruntée face aux financements nouveaux, avec la part du stock qui se renouvelle chaque année.
Condition de réexamen
Cette lecture serait infirmée si l'État se remettait à emprunter moins cher que ne lui coûte sa dette déjà contractée — le refinancement redeviendrait alors un allègement — ou si l'économie croissait assez longtemps plus vite que le coût de la dette pour rouvrir un écart durablement favorable. Elle le serait enfin si le poids des déficits passés cessait de dominer, selon l'année à partir de laquelle on choisit de compter. Ce dernier test est fait sur 7 années de départ différentes ; son résultat chiffré, et ce qui n'y résiste pas, sont dans l'analyse complète.
Sources et périmètres
Qui produit ces chiffres, et que mesurent-ils ?
Trois producteurs, et leurs périmètres ne se recouvrent pas. Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publie les comptes de la nation : la dette, le déficit et le produit intérieur brut viennent de lui, sur l'ensemble des administrations publiques (APU) — l'État, les collectivités locales et la sécurité sociale réunis. Eurostat harmonise ces mêmes comptes à l'échelle européenne, ce qui rend la France comparable à ses voisins. Agence France Trésor (AFT), enfin, emprunte pour le compte de l'État et publie les conditions auxquelles il le fait — mais sur l'ÉTAT SEUL, périmètre plus étroit que celui des administrations publiques. Ce dossier ne mélange jamais les deux.
Trois temps qu'il ne faut pas confondre
La confusion la plus fréquente sur ce sujet consiste à mélanger ce qui a eu lieu, ce qui est en cours, et ce qui pourrait advenir. Chacun de ces trois temps se lit avec ses propres règles, et le troisième n'est pas une prévision.
1996 – 2022
1 — Ce qui s'est passé
Les taux n'ont pas été le moteur principal de l'accumulation de dette des trente dernières années : leur effet net, une fois la croissance en euros courants déduite, se compte en un peu plus d'un point de produit intérieur brut sur toute la période. Ce quasi-équilibre ne veut pas dire que le coût de la dette est resté sous la croissance la plupart des années — il l'a dépassée plus souvent qu'il ne lui a cédé. Il vient de quelques millésimes de très forte dilution qui ont compensé tous les autres.
depuis 2023
2 — Ce qui est en train de changer
Le mécanisme se retourne. Depuis 2023, les nouveaux financements coûtent plus cher que la moyenne du stock ; le coût moyen, lui, ne réagit que lentement, parce qu'une fraction seulement de la dette se renouvelle chaque année. Pendant ce temps, le stock est au plus haut et le solde primaire reste déficitaire. L'écart s'est encore creusé : le dix ans, 4,00 % en moyenne au dernier mois publié, cotait 4,67 % au relevé du 24 septembre 2026.
2026 – 2035, sous hypothèses
3 — Ce qui peut suivre, sous conditions
À conditions de marché inchangées, le coût moyen continue de monter par le seul jeu du renouvellement — sans qu'aucun taux ait besoin d'augmenter davantage. Ce que cela produit sur le ratio dépend alors de quatre grandeurs : la croissance, les prix, le solde primaire, et le prix du neuf. Les trajectoires présentées plus loin font varier les trois premières ; trois lectures du taux isolent la quatrième, un point au-dessus et un point au-dessous du niveau adjugé.
Sous hypothèses — aucune prévision
Ce que cela représente en euros
Les montants qui suivent traduisent des pourcentages. C'est utile pour se représenter les ordres de grandeur, et trompeur si l'on oublie que la clé de conversion change chaque année avec le produit intérieur brut — raison pour laquelle ce dossier raisonne en points, et convertit seulement quand cela aide.
Repère d'échelle
Un point de produit intérieur brut, en 2025
En 2025, un point de produit intérieur brut vaut environ 29,9 milliards d'euros. Un demi-point vaut donc de l'ordre de 15 milliards, et trois points de l'ordre de 90 milliards. Cette conversion change chaque année avec le produit intérieur brut : elle ne vaut pas pour les autres millésimes du dossier.
1 point de PIB
≈ 29,9 Md€
0,5 point
≈ 15 Md€
3 points
≈ 90 Md€
Ordre de grandeur 2025 — la conversion suit le produit intérieur brut, donc elle change chaque année.
Source — dérivé — produit intérieur brut nominal publié par l'INSEE
Le poids des intérêts
66,6 Md€ par an
Observé · 2025
Soit 2,2 % du produit intérieur brut. C'est une CHARGE ANNUELLE : ce que les administrations publiques ont réellement payé en intérêts cette année-là, sur l'ensemble de leur dette.
Ce que ce n'est pas — Ce n'est pas ce que coûterait la dette au taux d'aujourd'hui, ni le montant qu'il faudrait rembourser : le capital, lui, se renouvelle sans être remboursé.
Source — Eurostat — table des procédures de déficit excessif, intérêts versés (D.41)
Le besoin de financement de l'État
310,0 Md€ pour 2026
État seul — comptabilité budgétaire et de trésorerie · voté en loi de finances
Observé · exercice 2026, tel qu'arrêté par la loi de finances
Amortissement de la dette à moyen et long terme
169,9 Md€
Des titres arrivent à échéance : l'État rembourse leurs détenteurs et ils sortent de l'encours. Pour financer ce remboursement, il émet de nouveaux titres, au taux du jour. Sur cette part, le stock est inchangé — son PRIX, lui, change.
Remboursement du nominal à valeur faciale167,5 Md€
Suppléments d'indexation versés à l'échéance (titres indexés)2,4 Md€
Déficit budgétaire de l'État à financer
134,6 Md€
Besoin nouveau de l'exercice : il ne remplace aucun titre échu. C'est le SOLDE GÉNÉRAL DU BUDGET DE L'ÉTAT, distinct du déficit public au sens de Maastricht, qui porte sur toutes les administrations publiques et se lit en comptabilité nationale.
Amortissement des dettes reprises et autres besoins de trésorerie
5,5 Md€
Reprise de dette SNCF Réseau et besoins de trésorerie divers — les deux dernières lignes du tableau, réunies ici parce qu'aucune ne porte à elle seule un enjeu de lecture.
Le besoin de financement additionne des opérations de nature différente : REMPLACER des titres arrivés à échéance — l'État les rembourse, puis émet de nouveaux titres à la place — et FINANCER le déficit de l'exercice. Toute cette somme n'est donc pas de la dette nouvelle : sur les 310,0 Md€, 169,9 Md€ remplacent des titres qui s'éteignent au même moment, 134,6 Md€ financent le déficit de l'année, et 5,5 Md€ couvrent la reprise de dette SNCF Réseau et les besoins de trésorerie. Le tout est financé par 310,0 Md€ d'émissions à moyen et long terme nettes des rachats, +2,0 Md€ de variation nette des titres courts et -2,0 Md€ d'autres ressources de trésorerie : ces deux dernières lignes sont de signes opposés et s'annulent, si bien que le financement total revient aux 310,0 Md€ du besoin.
Ce que ce n'est pas — Ce n'est pas le besoin de financement de toutes les administrations publiques : ni les collectivités locales, ni la sécurité sociale n'y figurent. Ce n'est pas non plus un montant de dette nouvelle — le remboursement remplace des titres qui disparaissent au même moment. Enfin, les titres à COURT terme n'y entrent que pour leur variation nette sur l'année : leur encours se refinance en continu à l'intérieur de l'exercice, et ce roulement n'est pas un besoin de financement.
Source — LOI n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 147, II, 1°
Repère de lecture
Exemple pédagogique — chiffres ronds
Ce qui se passe quand une obligation d'État arrive à échéance
Exemple avec des chiffres ronds, sans rapport avec un millésime français. Supposons que 50 milliards d'euros de titres arrivent à échéance dans l'année. L'État rembourse ces titres à leurs détenteurs et ils disparaissent de l'encours : le stock baisse d'autant. Pour financer ce remboursement, l'État émet de nouveaux titres pour 50 milliards, au taux du jour : le stock remonte d'autant. Sur cette part, le stock est donc inchangé — mais le taux, le coupon et l'échéance des nouveaux titres peuvent différer des anciens. Le déficit de l'année, supposé ici de 10 milliards, ne remplace rien : il s'ajoute. Au total, le stock augmente de 10 milliards, et non de 60.
1 · Une échéance arrive
− 50 Md€
Le titre ancien est remboursé
Le détenteur est remboursé du capital. Le titre est éteint : il sort de l'encours, il n'est pas prolongé.
2 · Une nouvelle émission
+ 50 Md€
Un titre neuf, au taux du jour
Pour financer ce remboursement, l'État émet de nouveaux titres. C'est un contrat nouveau, pas la reconduction de l'ancien.
3 · Sur cette part, le stock
≈ inchangé
− 50 puis + 50
Mais le taux, le coupon et l'échéance du nouveau titre peuvent être différents : c'est le PRIX qui change, pas le montant.
4 · Le déficit de l'année
+ 10 Md€
Besoin nouveau de l'exercice
Il ne remplace aucun titre échu : il s'ajoute au stock.
Au total
Stock : + 10 Md€
Et non + 60. Refinancer 50 et emprunter 10 de plus se présentent ensemble au marché, mais une seule des deux opérations augmente la dette.
Exemple pédagogique, à chiffres ronds — ce ne sont pas les montants français, et l'échéancier réel n'est pas réparti uniformément dans l'année.
Le taux à dix ans dont parlent les journaux
4,00 %
Moyenne mensuelle, août 2026 — pas un taux du jour · moyenne annuelle 2025 : 3,37 %
Observé · août 2026 — dernier mois publié
Le prix auquel les titres français d'échéance proche de dix ans s'échangent entre investisseurs. Il ne s'applique ni au stock déjà emprunté, ni même à toutes les émissions de l'année : il indique les conditions du marché, pas la facture de l'État.
Ce que ce n'est pas — Une moyenne mensuelle ne dit pas si un seuil a été franchi un jour donné : le relevé quotidien du dix ans est servi, daté, dans la section du coût marginal.
Source — Banque centrale européenne, série de convergence — compilée par Banque de France, transmis à la BCE
Analyse complète —l'écart chiffré entre le prix du neuf et le coût moyen du stock, et ce que coûte un emprunt au taux d'aujourd'hui.
Ce que la charge d'intérêts réduit
La charge d'intérêts est une dépense contrainte, héritée de financements passés : elle est due quels que soient les choix budgétaires de l'année. À budget inchangé, chaque euro versé en intérêts est un euro qui ne finance pas une politique publique nouvelle, ne réduit pas le déficit et n'allège aucun prélèvement.
Cet euro ne disparaît pas pour autant : il rémunère les détenteurs de la dette, résidents comme non-résidents, et reste dans l'économie. Ce qu'il réduit n'est pas la richesse du pays — c'est la marge de décision dont le budget public dispose aujourd'hui.
Pourquoi nous ne comparons pas ces 66,6 Md€ au budget d'un ministère
Les 66,6 Md€ couvrent les intérêts versés par l'ensemble des administrations publiques, en comptabilité nationale. Un budget ministériel, lui, correspond aux crédits votés pour l'État, en comptabilité budgétaire : un périmètre plus étroit et des conventions différentes. Mettre les deux montants côte à côte sans retraitement donnerait une comparaison spectaculaire et comptablement trompeuse.
France ÉcoScan préfère renoncer à la comparaison plutôt que mélanger deux périmètres — y compris quand elle serait frappante.
Comment l'État emprunte, concrètement
Les taux dont parle ce dossier sortent d'opérations précises, tenues à date fixe et publiées ligne par ligne. En voici une, avec ce qu'elle contient et ce qu'elle ne prouve pas.
Le prix d'une obligation assimilable du Trésor (OAT) longue, un jour donné
3,95 % et 4,37 %
Adjudication du 6 août 2026 — deux lignes de la séance
Observé · adjudication du 6 août 2026, règlement le 10 août 2026
OAT 3,8 % 25 juin 2037
3,95 %
2,119 Md€ adjugés · prix moyen pondéré 98,72 — au-dessous du pair, donc un coupon inférieur au rendement
OAT 0,5 % 25 juin 2044
4,37 %
2,040 Md€ adjugés · prix moyen pondéré 52,68 — au-dessous du pair, donc un coupon inférieur au rendement
Total adjugé sur la séance
12,5 Md€
4 lignes d'OAT à long terme, hors syndications.
Le 6 août 2026, l'État a placé 12,5 milliards d'euros d'obligations à long terme. Sur cette seule séance, les deux tranches les plus longues sont parties à 3,95 % et 4,37 %. Cela n'a rien d'une moyenne : c'est le prix auquel ces tranches-là ont trouvé preneur ce jour-là.
Ce que ce n'est pas — Cela ne signifie pas que toute la dette française coûte 4 %. Le coût moyen de ce qui est déjà emprunté reste très inférieur, et l'essentiel du financement de l'année se fait sur des maturités plus courtes et moins chères. Un taux d'adjudication est de surcroît un RENDEMENT, pas un coupon : les prix moyens pondérés ci-dessus, situés de part et d'autre du pair, le montrent directement.
Source — Agence France Trésor — historique des adjudications OAT, détail par ligne
Coupon, prix, rendement : trois nombres différents
Un même titre porte trois taux, et ils ne disent pas la même chose. C'est la raison pour laquelle une obligation affichée à 0,5 % peut être partie à 4,37 %.
Le coupon
Le taux inscrit dans le titre à sa création. Il ne change jamais et fixe ce que l'État versera chaque année pour 100 € de valeur nominale, jusqu'à l'échéance.
OAT 25 juin 2037 — coupon 3,8 %
OAT 25 juin 2044 — coupon 0,5 %
Le prix payé
Ce que l'acheteur verse pour 100 € de nominal, exprimé en pourcentage. Il se forme le jour de l'adjudication, à partir des offres reçues. Au-dessus de 100, on dit que le titre part au-dessus du pair ; au-dessous de 100, au-dessous du pair.
OAT 25 juin 2037 — 98,72 pour 100 de nominal, au-dessous du pair
OAT 25 juin 2044 — 52,68 pour 100 de nominal, au-dessous du pair
Le rendement
Ce que rapporte réellement le titre à qui l'achète à ce prix-là et le conserve jusqu'à l'échéance. Il combine trois choses : le coupon reçu chaque année, le prix effectivement payé, et LE REMBOURSEMENT DU NOMINAL — à l'échéance, l'État rend 100 €, quel qu'ait été le prix d'achat. Payer 105 € pour recevoir 100 € à la fin est une perte en capital, étalée sur la durée qui reste à courir, qui vient en déduction des coupons. Personne ne décide le rendement : il découle des trois.
OAT 25 juin 2037 — 3,95 %
OAT 25 juin 2044 — 4,37 %
D'où la règle, et sa raison : payer plus que le nominal donne un rendement INFÉRIEUR au coupon, parce que le remboursement à 100 € reprend la différence ; payer moins donne un rendement SUPÉRIEUR, parce que ce même remboursement l'ajoute. Le titre le plus généreux en coupon n'est donc pas le plus rentable pour son acheteur — il est simplement le plus cher à l'achat.
Source — Agence France Trésor — détail par ligne de la séance d'adjudication et caractéristiques des titres
Repère de lecture
Comment une obligation d'État est émise, et ce qu'elle devient ensuite
L'Agence France Trésor annonce quatre jours ouvrés à l'avance les lignes mises à l'adjudication et une fourchette de montant. Les Spécialistes en Valeurs du Trésor, seuls habilités à soumettre, transmettent leurs offres de prix à la Banque de France, qui les communique à l'Agence sans en révéler l'auteur. L'adjudication se tient « au prix demandé » : l'Agence sert d'abord les offres les plus avantageuses pour l'État, jusqu'au montant retenu, et chaque soumissionnaire paie exactement le prix qu'il a proposé. Le rendement en découle — il n'est choisi par personne. Lors de la séance du 6 août 2026, les deux lignes les plus longues sont parties à 3,95 % et 4,37 %. Après l'émission, les titres s'échangent entre investisseurs sur le marché secondaire : leur prix et leur rendement y bougent chaque jour, sans que cela crée la moindre dette nouvelle pour l'État.
1 · L'Agence France Trésor annonce
Quatre jours ouvrés avant la séance
Elle désigne les lignes mises à l'adjudication et une fourchette de montant. Elle ne fixe ni prix ni taux.
2 · Les Spécialistes en Valeurs du Trésor soumettent
15 établissements
Mandat 2025-2027 — seuls habilités à soumettre
Chacun propose un prix et un volume. Les offres passent par la Banque de France, qui les transmet à l'Agence sans en révéler l'auteur.
3 · L'adjudication tranche
Au prix demandé
Technique employée depuis 1985
Les offres les plus avantageuses pour l'État sont servies d'abord, jusqu'au montant retenu. Chaque soumissionnaire paie le prix qu'il a proposé.
4 · Le rendement en découle
3,95 % et 4,37 %
Séance du 6 août 2026 — deux lignes les plus longues
Il n'est décidé par personne : il tombe du prix payé, du coupon inscrit dans le titre et de la durée qui reste à courir.
5 · Puis le marché secondaire
Après l'émission, entre investisseurs
Les titres changent de mains ; leur prix et leur rendement bougent chaque jour. Une revente ne crée AUCUNE dette nouvelle pour l'État : elle change le détenteur, pas le montant dû ni le coupon.
Mécanisme et calendrier publiés par l'Agence France Trésor ; rendements issus du détail par ligne de la séance. Les titres placés par syndication suivent une autre voie, réservée aux lancements et aux segments les moins profonds.
Le coût marginal aujourd'hui : stock, flux, prix du neuf, transmission
Une hausse des taux ne renchérit pas d'un coup tout ce que l'État doit. Elle renchérit les titres neufs, puis ceux qui arrivent à échéance, puis le refinancement — à mesure. Les cartes qui suivent séparent ce qui est dû, ce qui s'emprunte, ce que coûte le neuf ce jour-là, et la vitesse à laquelle l'un atteint l'autre. Chacune porte son statut.
Le dix ans — dernière valeur publiée
4,67 % · 24/09/2026
Indice TEC 10 relevé le 24 septembre 2026 — un jour, pas une moyenne
Observé · relevé quotidien du 24 septembre 2026
Moyenne mensuelle juillet 2026
3,85 %
dernier mois publié à l'édition précédente du dossier (15 août 2026)
Moyenne mensuelle août 2026
4,00 %
dernier mois publié par la Banque centrale européenne
Relevé du 1 septembre 2026
4,19 %
+0,48 point jusqu'au relevé du 24 septembre 2026
Le rendement à dix ans de la France s'est tendu de +0,82 point entre la moyenne de juillet 2026 et le relevé du 24 septembre 2026. C'est le prix auquel le marché secondaire échange les titres à dix ans ce jour-là : il fixe le coût des PROCHAINES émissions, pas celui de l'encours.
Ce que ce n'est pas — Ce n'est ni le taux de la dette française, ni ce que l'État paie : la dette déjà émise garde ses coupons. Un relevé quotidien peut aussi se détendre aussi vite qu'il s'est tendu ; le dossier le sert daté, et ne lui fait dire ni tendance ni seuil.
Source — Agence France Trésor — indice TEC 10 du jour ; Banque centrale européenne — moyennes mensuelles
La courbe telle qu'elle a été payée
3,86 % · 4,37 % · 4,55 %
Dernière adjudication à ≈ 10, ≈ 20, ≈ 30 ans — hors syndications
Observé · adjudications du 6 août 2026 et du 4 juin 2026
≈ 10 ans — OAT 1,25 % 25 mai 2036
3,86 %
1,996 Md€ adjugés le 6 août 2026 · 9,8 ans de maturité résiduelle · prix 79,06
≈ 20 ans — OAT 0,5 % 25 juin 2044
4,37 %
2,040 Md€ adjugés le 6 août 2026 · 17,8 ans de maturité résiduelle · prix 52,68
≈ 30 ans — OAT 4,4 % 25 mai 2057
4,55 %
1,090 Md€ adjugés le 4 juin 2026 · 31,0 ans de maturité résiduelle · prix 97,56
Sur ses dernières séances, l'État a payé 3,86 % pour emprunter à dix ans et 4,55 % à trente ans : la courbe est PENTUE, et c'est sur sa partie longue que le renchérissement est le plus marqué. Ce sont des prix payés, ligne par ligne — pas des cotations.
Ce que ce n'est pas — Trois lignes ne font pas une courbe complète, et deux d'entre elles ne datent pas du même jour. Un taux d'adjudication est un rendement, jamais un coupon : la ligne à ≈ 20 ans part très au-dessous du pair parce que son coupon est de 0,5 %.
Source — Agence France Trésor — historique des adjudications OAT, détail par ligne
Analyse complète —l'échéancier des titres à moyen et long terme sur les cinq prochaines années, et la grille stock · flux · prix du neuf · transmission.
Trois lectures du taux — et aucune n'est une prévision
Le coût moyen du stock n'est pas supposé : il est déduit du prix du neuf et de la vitesse de renouvellement. Trois chemins de taux, toutes choses égales par ailleurs — celui d'aujourd'hui maintenu, un point de plus, un point de moins — et ce qu'ils font au ratio en dix ans.
Premium —les 3 lectures du taux — prix du neuf maintenu, un point de plus, un point de moins — avec le ratio d'arrivée de chacune, font partie de l'analyse payante.
Le réservoir et le robinet : stock et flux
Pour comprendre l'effet des taux, il faut distinguer deux choses : la dette déjà accumulée — le stock — et les financements qui la renouvellent chaque année — le flux. Le taux du jour s'applique au second, jamais au premier.
LE STOCK
Tout ce qui a déjà été emprunté et court encore : 3 595,5 milliards d'euros de dette au sens de Maastricht pour l'ensemble des administrations publiques à la fin du T2 2026 — dernière observation trimestrielle de l'INSEE —, après 3 460,1 milliards fin 2025, dernier exercice clos. La plus grosse part en est la dette négociable de l'État — 2 903,8 milliards au 31 août 2026 — faite de titres que l'État émet de deux sortes : à moyen et long terme, l'obligation assimilable du Trésor (OAT) ; à court terme, le bon du Trésor à taux fixe et à intérêt précompté (BTF). Chacun porte le taux auquel il a été émis, parfois il y a dix ou quinze ans. Le reste — collectivités locales, sécurité sociale, autres organismes — se finance autrement.
LE FLUX
Ce qui s'emprunte cette année — le BESOIN DE FINANCEMENT DE L'ÉTAT, 310,0 milliards d'euros pour 2026, tel que la loi de finances l'arrête. Il additionne deux choses de nature différente : le remboursement des titres arrivés à échéance (169,9 milliards à moyen et long terme), qui laisse le stock inchangé, et le financement du déficit budgétaire de l'État (134,6 milliards), qui s'y ajoute. C'est à ce flux, et à lui seul, que s'applique le taux du jour. Attention au périmètre : ce déficit budgétaire de l'État n'est pas le déficit public de 151,6 milliards mesuré sur toutes les administrations publiques en 2025 — deux grandeurs justes, deux champs différents, jamais additionnables.
D'où le fait le moins intuitif du sujet : quand le taux auquel l'État emprunte augmente, la charge de la dette n'augmente pas d'autant, ni tout de suite. Elle monte de la part du stock qui se renouvelle chaque année, et met plusieurs années à en porter l'essentiel.
L'image a une limite qu'il faut poser avant de s'en servir : un réservoir se vide uniformément, alors qu'une dette se renouvelle par tranches d'âges inégales. La vitesse de transmission est donc estimée, non observée : ses deux calibrations et la demi-vie qui en résulte sont dans l'analyse complète. Elle est de surcroît calculée sur la dette négociable de l'État, la seule dont l'encours et la durée de vie soient publiés, puis appliquée à l'ensemble des administrations publiques : la transmission réelle est probablement un peu plus lente que celle décrite ici.
La démonstration, graphique par graphique
Chaque onglet porte un tracé, ce qu'il faut y voir, la lecture de l'année sélectionnée et les conclusions qu'il ne permet pas.
Comment explorer ces graphiques
Choisissez un onglet, puis survolez le tracé ou sélectionnez une année. Le tracé, les valeurs et l'interprétation associée se mettent à jour ensemble. Au clavier, la tabulation amène le focus sur le tracé et les flèches déplacent la sélection.
1 graphique en accès libre|7 graphiques premiumLes panneaux premium fonctionnent — ils sont volontairement fermés. Cliquez-en un pour voir ce qu’il contient.
La dette publique rapportée au produit intérieur brut
Comment la dette française a-t-elle évolué depuis 1981 ?
LibreObservé 1981–2025% du PIB
Lecture
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Dette publique (ensemble des administrations publiques)
Source — INSEE — comptes des administrations publiques. Axe : L'axe part de zéro. Un ratio de dette a une échelle absolue qui veut dire quelque chose : tronquer l'axe exagérerait des inflexions que la pente réelle ne porte pas.
Ce que ce graphique ne peut pas montrer, et comment l'utiliser
Limites
La dette est BRUTE : les actifs financiers détenus par les administrations publiques n'en sont pas déduits.
Les millésimes les plus anciens reposent sur des conventions comptables antérieures aux normes actuelles, rétropolées par l'INSEE.
Interactions
Survolez le tracé : une infobulle donne les valeurs du point, leur unité et leur statut. Cliquez pour retenir la sélection — elle ne disparaît pas quand le pointeur s'en éloigne, de sorte que la lecture reste affichée pendant que vous la lisez. Au clavier, la touche de tabulation amène le focus sur le tracé, les flèches déplacent la sélection, Origine et Fin vont aux extrémités, et Échap referme. Sur écran tactile, une pression sélectionne un point, une seconde le relâche.
Quatre résultats qui contredisent une intuition répandue
1996-2025
Sur 30 ans, l'effet taux-croissance explique très peu de la hausse cumulée
L'intuition, largement partagée, veut que la dette française vienne d'un effet boule de neige : les intérêts appelleraient les intérêts.
Sur 1996-2025, les déficits primaires pèsent beaucoup plus lourd que l'effet boule de neige dans la hausse cumulée du ratio. Le décompte par canal, en points de produit intérieur brut, et ce qu'il ne prouve pas, sont dans l'analyse complète.
Analyse complète —les 4 résultats chiffrés, chacun avec sa période, son calcul et ce qu'il ne prouve pas, et la répartition de la hausse cumulée entre les trois canaux.
5 trajectoires conditionnelles jusqu'en 2035
Aucune de ces trajectoires n'est une prévision, et leur éventail n'est pas un intervalle de confiance : chacune répond à « si ces hypothèses-là, alors ce chemin-là ». Elles sont produites par la même identité comptable que la décomposition historique, déroulée vers l'avant.
Sur les graphiques, ce qui a été mesuré est tracé en trait plein et ce qui est supposé en pointillés, séparés par un repère « début de la projection ». Ce n'est pas une convention décorative : une trajectoire dessinée d'un seul trait se lirait comme une observation, et le lecteur n'aurait aucun moyen de savoir où s'arrête ce qu'on a mesuré.
Premium —le tableau détaillé des 5 scénarios, avec leurs hypothèses complètes, le ratio d'arrivée, le point maximal et son année, et le verdict de stabilisation, fait partie de l'analyse payante.
Limites à garder en tête — ce que ces trajectoires ne modélisent pas
Les trajectoires sont ANNUELLES et partent de la fin 2025, dernier exercice clos (115,7 % du produit intérieur brut). L'année 2026, déjà entamée, y est projetée comme les suivantes, alors que l'INSEE a publié la dette à la fin du T2 2026 : 119,0 %. Un ratio de fin de trimestre ne fixe pas celui de fin d'année — en 2025, il est allé de 113,4 % (T1 2025) à 117,0 % (T3 2025) —, mais une trajectoire qui finirait 2026 sous ce niveau observé ne se lit pas comme une prévision : elle dit ce que donneraient ses hypothèses sur une année pleine.
Aucune rétroaction : un effort budgétaire n'y réduit pas la croissance, alors qu'il le fait dans la réalité. Les scénarios d'ajustement sont donc, à cet égard, optimistes.
Aucune rétroaction non plus des finances publiques vers le taux d'emprunt : une trajectoire dégradée n'y augmente pas la prime de risque, alors qu'elle le peut.
Les 6 autres limites déclarées du modèle
La dette indexée n'est pas modélisée : une inflation forte augmente immédiatement la charge des titres indexés, ce que le modèle ignore et qui atténue l'effet dénominateur.
La structure de maturité est figée à sa valeur observée : émettre plus court accélérerait la transmission des taux, émettre plus long la ralentirait.
L'écart dette-déficit est supposé constant à sa moyenne de fenêtre. Il est en réalité volatil, et sa composition n'est pas ingérée ici — Eurostat la publie.
Les hypothèses de volume et de déflateur sont prises à leur quantile SÉPARÉMENT, puis composées. Deux quantiles marginaux ne donnent pas le quantile de leur produit : la combinaison suppose que volume et prix bougent ensemble, ce qu'un choc d'offre contredit. L'éventail servi est de ce fait PLUS LARGE que ce que ses étiquettes annoncent — le premier quartile composé vaut 1,9 % de croissance nominale quand le premier quartile empirique en vaut 2,7 —, et l'écart se compte en points de produit intérieur brut au bout de dix ans, pas en décimales.
Le cadre budgétaire européen n'est pas modélisé et ses trajectoires ne sont pas ingérées : ni procédure pour déficit excessif, ni trajectoire pluriannuelle de dépense nette. Les rythmes d'effort testés ici sont des grandeurs économiques, pas des engagements — l'effort réellement exigible relève d'un cadre juridique que ce dossier ne porte pas.
L'horizon n'est pas une durée de validité : au-delà de quelques années, la valeur d'une trajectoire est de montrer une mécanique, pas un niveau.
Six affirmations du débat public, mises à l'épreuve
Aucune n'est absurde et plusieurs sont partiellement vraies. Il ne s'agit pas de les valider ni de les rejeter en bloc, mais d'établir ce que ces données permettent d'en dire — et de nommer, à chaque fois, la part de la question qui reste hors de portée.
« Le problème de la dette vient principalement d'un niveau de dépenses trop élevé. »
Les données ne permettent pas de trancher
Analysé en détail dans le dossier complet
L'analyse payante chiffre les deux membres de l'écart — dépense primaire et recettes, au début et à la fin de la fenêtre —, mesure l'effort de stabilisation qu'il faudrait dégager, dit à quel millésime la dépense devrait revenir pour l'obtenir, et expose les trois lectures économiques concurrentes que ces séries ne départagent pas.
9 grandeurs chiffrées et 5 limites déclarées. L'analyse payante mesure et explique pourquoi la question reste ouverte — elle ne la tranche pas.
« Il suffirait d'augmenter les prélèvements. »
Les données ne permettent pas de trancher
Analysé en détail dans le dossier complet
L'analyse payante donne le niveau de recettes qu'il faudrait atteindre à dépense inchangée, le compare au maximum jamais observé en France et à son millésime, montre de combien ce niveau bouge selon l'hypothèse de croissance et de coût de la dette retenue, et nomme les hypothèses de calcul qui rendent ce chiffre plus fragile qu'il n'en a l'air.
6 grandeurs chiffrées et 5 limites déclarées. L'analyse payante mesure et explique pourquoi la question reste ouverte — elle ne la tranche pas.
« Il suffirait de faire davantage de croissance. »
Les données ne permettent pas de trancher
Analysé en détail dans le dossier complet
L'analyse payante donne la croissance nominale qu'exigerait la stabilisation, la compare à la médiane et au neuvième décile observés depuis 1996, compte le nombre d'années où la France l'a atteinte et la plus longue séquence consécutive — la grandeur qui décide vraiment, puisqu'une stabilisation demande de tenir un niveau, pas de l'atteindre une fois.
7 grandeurs chiffrées et 2 limites déclarées. L'analyse payante mesure et explique pourquoi la question reste ouverte — elle ne la tranche pas.
« L'inflation résout le problème. »
Les données vont partiellement dans ce sens
Verdict chiffré dans le dossier complet
L'analyse payante chiffre, sur les années récentes, ce que les prix et les volumes ont chacun retiré au ratio, isole le rebond mécanique de 2021 qui fausse la lecture, rejoue ces années avec un déflateur ramené à sa médiane d'avant-choc, et compte les points de dette que l'inflation a réellement évités — avant de dire pourquoi cet avantage est surestimé.
12 grandeurs chiffrées et 3 limites déclarées. Le verdict existe et il est chiffré ; il est réservé à l'analyse payante.
« La France peut continuer à refinancer indéfiniment, puisqu'elle n'a pas besoin de rembourser tout le stock. »
Les données vont partiellement dans ce sens
Verdict chiffré dans le dossier complet
L'analyse payante rapporte le besoin de financement voté — déjà donné dans l'aperçu — au produit intérieur brut, sépare les échéances à moyen-long terme du court terme renouvelé, donne la part du stock dont le taux se réinitialise chaque année et la durée de vie moyenne de la dette négociable — puis nomme les trois choses que ces séries ne voient pas, dont la structure de détention.
8 grandeurs chiffrées et 4 limites déclarées. Le verdict existe et il est chiffré ; il est réservé à l'analyse payante.
« La remontée des taux est déjà entièrement passée dans la charge d'intérêts. »
Les données contredisent cette affirmation
Les données contredisent cette affirmation. Le coût moyen du stock vaut 2,01 % en 2025, quand le taux composite des adjudications 2026 atteint 2,75 % : l'écart est encore de 0,74 point. À taux d'émission inchangé, le modèle de transmission estime que le coût moyen continuerait de monter à mesure du renouvellement — ce qui n'aurait aucun sens si la remontée était déjà passée.
Ce que les données établissent
L'écart entre le coût du stock et le prix du neuf a changé de signe en 2023, après vingt-quatre années où il était négatif — période pendant laquelle la France remplaçait de la dette chère par de la dette bon marché et voyait sa charge baisser sans qu'aucune décision ne soit prise. Ce mouvement est terminé et s'inverse. De 11,8 à 13,3 % du stock voit son taux se réinitialiser chaque année : à taux d'émission inchangé, le coût moyen atteindrait 2,39 % dans cinq ans, soit 0,44 point de PIB de charge d'intérêts supplémentaire — sans qu'aucun taux de marché n'ait eu besoin de monter davantage.
Les chiffres qui le portent
Chaque valeur porte son statut : observé — publié tel quel par un producteur ; dérivé — calculé ici par une formule déclarée ; contrefactuel — sortie de moteur sous hypothèse explicite, qui n'a jamais été observée ; estimation encadrée — bornée faute de donnée exacte publiée ; réglementaire — inscrit dans un texte voté.
coût moyen du stock (administrations publiques)
2,01 % (2025)
dérivé · Eurostat — intérêts versés par les APU rapportés à l'encours de dette de l'année précédente
taux d'émission composite 2026 (État)
2,75 %
observé · Agence France Trésor — adjudications publiées au 15 septembre 2026, hors syndications
écart neuf − stock (2026 contre 2025)
0,74 pt
dérivé · différence des deux lignes ci-dessus — deux périmètres et deux millésimes : un sens, pas une soustraction homogène
écart au dernier millésime clos (2025)
0,48 pt
dérivé · même écart, calculé sur le seul millésime dont les deux termes sont clos
année du changement de signe
2023
dérivé · premier millésime où le taux d'émission dépasse le coût du stock
part du stock renouvelée par an
11,8 à 13,3 %
estimation encadrée · deux calibrations, dont la seconde emprunte à la première sa pondération — l'écart borne ce qui reste ignoré
demi-vie de transmission
4,9 à 5,5 ans
estimation encadrée · ln(0,5)/ln(1−ρ), aux deux bornes de la fourchette de ρ ci-dessus
coût moyen projeté à cinq ans, taux d'émission figé
2,39 %
contrefactuel · modèle de transmission r(t) = (1−ρ)·r(t−1) + ρ·m, taux d'émission maintenu au niveau 2026
charge d'intérêts supplémentaire correspondante
≈ 0,44 pt de PIB
contrefactuel · hausse du coût moyen projetée ci-dessus, appliquée au ratio de dette du dernier millésime
Ce que nous ne pouvons pas trancher
La projection fige le taux d'émission au niveau 2026 : elle ne prévoit rien, elle isole l'effet du seul renouvellement, à conditions de marché constantes.
La part du stock renouvelée chaque année — ρ dans le modèle — vaut 11,8 à 13,3 % selon la méthode : la demi-vie de transmission se situe donc entre 4,9 et 5,5 ans, et aucune sortie ne doit citer un chiffre unique.
La dette indexée échappe à ce mécanisme : son coût suit l'inflation, pas le taux d'émission.
Repères de lecture
Les termes réellement employés dans ce dossier, et eux seuls. Chacun est aussi expliqué à l'endroit où il sert : ces cartes existent pour vérifier un mot au passage, sans quitter la page ni interrompre la lecture.
Qui produit ces chiffres
INSEE— Institut national de la statistique et des études économiques
L'institut public français qui produit les comptes de la nation : le produit intérieur brut, le déficit public et l'encours de la dette publique viennent de lui.
Eurostat
L'office statistique de l'Union européenne. Il rassemble et harmonise les comptes publics des États membres, ce qui rend la dette française comparable à celle de ses voisins.
AFT— Agence France Trésor
Le service de l'État chargé de gérer sa trésorerie et sa dette négociable : c'est elle qui emprunte, chaque semaine, pour le compte de l'État français.
À ne pas confondre — Ses chiffres portent sur l'ÉTAT seul. Ils ne couvrent donc ni les collectivités locales, ni la sécurité sociale, et ne décrivent pas toute la dette publique française.
APU— administrations publiques
L'ensemble formé par l'État, les collectivités locales, la sécurité sociale et divers organismes publics. C'est sur ce périmètre — plus large que l'État seul — que se mesure la dette publique au sens européen.
Comment l'État emprunte
OAT— obligation assimilable du Trésor
Le titre de dette de l'État français à moyen et long terme — de deux à cinquante ans. C'est la forme principale de la dette négociable : quand on parle du « taux à dix ans de la France », c'est d'une OAT qu'il s'agit.
BTF— bon du Trésor à taux fixe et à intérêt précompté
Le titre de dette de l'État à court terme, d'un an au plus. Il finance la trésorerie courante et se renouvelle donc plusieurs fois dans l'année.
À ne pas confondre — Parce qu'il se renouvelle vite, il transmet une variation de taux au coût de la dette bien plus rapidement qu'une obligation longue — même s'il pèse peu dans l'encours total.
adjudication
La vente aux enchères par laquelle l'État place ses titres auprès d'investisseurs, à un calendrier fixé à l'avance. Le taux qui en sort est le prix auquel l'État emprunte ce jour-là.
À ne pas confondre — Une partie des émissions passe non par adjudication mais par SYNDICATION — un placement organisé avec des banques. Un taux moyen d'adjudication ne couvre donc pas la totalité de ce que l'État a emprunté dans l'année.
Les grandeurs du dossier
dette au sens de Maastricht
La définition européenne commune de la dette publique : la dette BRUTE CONSOLIDÉE de toutes les administrations publiques, évaluée EN VALEUR NOMINALE et arrêtée au 31 décembre. C'est elle qu'on rapporte au produit intérieur brut pour obtenir le fameux ratio.
À ne pas confondre — Trois mots font tout le travail. BRUTE : les actifs détenus par les administrations ne sont pas déduits — une dette nette donnerait un autre niveau, et n'est pas la référence de la surveillance européenne. CONSOLIDÉE : ce que les administrations se doivent entre elles est éliminé, sans quoi le même euro serait compté deux fois. EN VALEUR NOMINALE : les titres comptent pour ce qui sera remboursé, pas pour leur cours du jour — la dette ne baisse donc pas quand son prix de marché baisse.
stock et flux
Le stock est tout ce qui a déjà été emprunté et court encore. Le flux, ce qui s'emprunte cette année — dette nouvelle et remplacement des titres arrivés à échéance. Le taux du jour s'applique au flux, jamais au stock déjà constitué.
À ne pas confondre — C'est la confusion la plus coûteuse du sujet : quand un taux d'emprunt monte, la charge de la dette ne monte pas d'autant, ni tout de suite.
solde primaire
Ce que les administrations publiques encaissent moins ce qu'elles dépensent dans l'année, AVANT de payer les intérêts de la dette passée. Il mesure l'effort de l'année, débarrassé du poids de l'histoire.
À ne pas confondre — Il est négatif quand on emprunte pour autre chose que les intérêts. Déficit total et solde primaire ne diffèrent que d'une chose : la charge d'intérêts.
coût moyen du stock
Ce que coûte, en moyenne, l'ensemble de la dette déjà empruntée : les intérêts payés dans l'année, rapportés à la dette de la fin de l'année précédente.
À ne pas confondre — Ce n'est PAS le taux auquel l'État emprunte aujourd'hui. Il en est la moyenne héritée, et il met des années à s'en rapprocher.
Nom technique : taux d'intérêt implicite, ou taux apparent de la dette.
taux d'émission
Le taux moyen des ADJUDICATIONS de l'année, pondéré par les montants effectivement levés. C'est le prix de ce que l'État emprunte en ce moment, sur son périmètre à lui.
À ne pas confondre — Il ne s'applique qu'à ce qui s'emprunte cette année, et pas même à tout : les émissions placées par syndication en sont absentes, et l'exercice en cours n'est pas clos. Le reste du stock, lui, continue de porter le taux auquel il a été émis, parfois dix ou quinze ans plus tôt.
r − g
L'écart entre le coût moyen de la dette (r) et la croissance de l'économie en euros courants (g). Négatif, la dette se dilue dans une économie qui grossit plus vite qu'elle ne coûte ; positif, elle s'alourdit toute seule, sans qu'aucune dépense nouvelle ait été décidée.
À ne pas confondre — Le g est la croissance NOMINALE — volume et prix ensemble. Lui substituer la croissance en volume change le résultat de plusieurs points de dette sur une décennie.
effet boule de neige
Ce que r − g produit sur le ratio de dette : la part de sa variation qui vient du seul jeu entre le coût de la dette et la croissance, indépendamment de toute décision budgétaire de l'année.
déflateur du PIB
La mesure de prix qui correspond au produit intérieur brut : elle couvre tout ce que le pays produit. C'est la seule cohérente avec le ratio de dette, dont le dénominateur est ce même PIB.
À ne pas confondre — Ce n'est pas l'indice des prix à la consommation, qui ne couvre que ce que les ménages achètent. En 2022, les deux mesures s'écartent de plus de trois points.
écart dette-déficit
La part de la variation de la dette qui ne passe pas par le déficit : achats d'actifs financiers, mouvements de trésorerie, primes et décotes à l'émission.
À ne pas confondre — Nous savons exactement combien il vaut, et pas de quoi il est fait : sa composition n'est pas dans nos sources. Ce dossier le dit plutôt que de lui inventer une cause.
Nom technique : ajustement stock-flux.
point de PIB
L'unité dans laquelle tout ce dossier se compte. Rapporter une somme à la taille de l'économie permet de comparer 1996 à aujourd'hui, et la France à ses voisins, ce qu'un montant en euros ne permet jamais.
solde primaire stabilisant
Le solde primaire qui laisserait le ratio de dette exactement où il est, ni plus haut ni plus bas.
À ne pas confondre — Ce n'est ni une prévision, ni un objectif, ni une recommandation : c'est une condition arithmétique, calculée sous des hypothèses affichées, et qui ignore l'effet en retour d'un ajustement budgétaire sur la croissance.
Traçabilité des données
Chaque chiffre de ce dossier porte son statut, sa source, son périmètre — et, pour les comptes publics, son statut de révision.
Millésime provisoire —Les comptes 2025 sont provisoires : l'INSEE les révisera. Tous les chiffres portant ce millésime — le ratio de dette, l'encours, la charge d'intérêts, le coût moyen du stock et le point de départ des trajectoires — sont susceptibles de bouger.
Observé
Valeur publiée telle quelle par son producteur.
Dérivé
Valeur calculée par France ÉcoScan à partir de séries publiées, selon une formule affichée.
Scénario France ÉcoScan
Valeur produite par notre moteur sous des hypothèses explicites. Ce n'est pas une prévision.
Projection institutionnelle
Prévision publiée par une institution, citée avec sa date. Elle borne, elle ne pilote pas.
Ordre de grandeur pédagogique
Arithmétique d'illustration destinée à donner une échelle. Ce n'est pas un calcul comptable exact.
Sources et périmètres
Les sources du dossier, avec leur périmètre et la période effectivement couverte.
Producteur
Ce qui en vient
Périmètre et période
Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE)
Encours de dette au sens de Maastricht, déficit public, produit intérieur brut nominal et en volume
Ensemble des administrations publiques (APU) — comptes annuels 1981 à 2025 ; dette trimestrielle jusqu'au T2 2026 (publication du 29 septembre 2026)
Eurostat
Intérêts versés, solde primaire, recettes et dépenses publiques
Administrations publiques — 1995 à 2025
Agence France Trésor (AFT)
Taux moyens des adjudications, détail par ligne, encours et durée de vie moyenne de la dette négociable, indice TEC 10 du rendement à dix ans
État seul — 1999 à 2026 ; encours au 31 août 2026 ; TEC 10 au 24 septembre 2026
Banque centrale européenne
Rendement de marché des titres d'État à dix ans
Marché secondaire — moyennes annuelles jusqu'en 2025, moyennes mensuelles jusqu'à août 2026
Citer ce dossier
Éditeur
France ÉcoScan
Responsabilité éditoriale
La responsabilité éditoriale de ce dossier est celle de son éditeur, France ÉcoScan. Aucune signature individuelle n'y est attachée, et aucune institution ne l'endosse : une citation engage donc l'éditeur, pas un auteur nommé ni un tiers.
Édition
2026.3 — France ÉcoScan v9.0.14 — arrêtée le 2026-09-29
Données arrêtées
Comptes annuels arrêtés à l'exercice 2025 (provisoire) ; dernière dette trimestrielle : T2 2026 (INSEE, publication du 29 septembre 2026) ; taux à dix ans : moyenne mensuelle (août 2026) et relevé du 24 septembre 2026 ; dette négociable de l'État au 31 août 2026.
Adresse permanente
https://france-ecoscan.fr/dossier/dette-publique
Le taux d'émission 2026 et le tableau de financement 2026 portent sur l'année en cours : ce sont des données d'exécution ou de loi, distinctes des comptes annuels clos.
Référence à recopier
France ÉcoScan v9.0.14, « La dette publique française », édition 2026.3, 2026-09-29, comptes annuels arrêtés à 2025, dette trimestrielle au T2 2026. https://france-ecoscan.fr/dossier/dette-publique
Méthode. Identité comptable de la dette appliquée sans terme résiduel, décomposition en trois canaux, modèle de transmission des taux à un paramètre calibré sur données publiées et confronté à un ajustement statistique, trajectoires conditionnelles dont le coût du stock est déduit et non supposé. Toutes les sources sont primaires et citées avec leur identifiant.
Ce dossier n'est homologué par aucune institution et n'est certifié par aucun expert extérieur. Ce qui est audité, versionné et reproductible, ce sont ses sources, ses calculs et ses gardes — pas son autorité.
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1 graphique interactif — le niveau de la dette et sa trajectoire depuis 1981, avec la lecture de l'année sélectionnée
La réponse du dossier en une phrase, ses trois temps, et ce qui invaliderait cette lecture
L'état courant, daté : la dernière dette trimestrielle publiée, le dernier exercice annuel clos, le coût moyen du stock et le taux des adjudications de l'année
Les repères de lecture : chaque sigle et chaque terme technique employés, définis sur la page
Les sources, les périmètres, le statut de chaque chiffre affiché et son statut de révision
Le réservoir et le robinet : ce qui distingue le stock de dette du flux qui le renouvelle, et pourquoi un taux plus élevé n'atteint la charge d'intérêts qu'à mesure
Les 9 limites du modèle, avec les trajectoires et non en note — les trois principales ouvertes, les autres à un clic
La référence à recopier, la version, la date d'arrêté des données et la méthode — pour citer ce dossier dans une note
Premium à l’unité
La thèse chiffrée : les trois canaux de la hausse de la dette depuis 1996 en points de produit intérieur brut, et le test de la thèse sur plusieurs années de départ jusqu'à 2025, avec ce qui n'y résiste pas
La répartition de la hausse cumulée entre déficits primaires, écart dette-déficit et effet taux-croissance, en parts et en équivalents d'euros
Quatre résultats qui contredisent une intuition répandue, chacun avec sa période, son calcul, son chiffre et ce qu'il ne prouve pas
Le modèle de transmission des taux au coût du stock : comment ses deux calibrations sont établies, pourquoi elles ne sont pas indépendantes, et le schéma chiffré du stock face au neuf
L'échéancier des titres à moyen et long terme sur les cinq prochaines années, et la grille stock · flux · prix du neuf · transmission
Ce que coûte un emprunt de dix milliards au taux d'aujourd'hui, et la carte de l'écart entre le neuf et le stock avec ses réserves de périmètre
7 graphiques premium, chacun avec ce qu'il faut y voir et ce qu'il ne signifie pas — et, pour ceux qui portent un axe de temps, la lecture de l'année sélectionnée
La décomposition de 30 années de dette en trois canaux — budget, coût de la dette, écart dette-déficit — année par année, avec le résidu de l'identité affiché à chaque millésime : il est nul par construction, et c'est précisément ce qui prouve que la décomposition n'a rien absorbé en silence
La scission exacte entre l'effet des volumes et celui des prix, terme croisé compris
5 trajectoires conditionnelles jusqu'en 2035, dont le coût de la dette est déduit et non supposé, avec pour chacune sa pente terminale et son verdict de trajectoire
Le classement de sensibilité des 6 hypothèses, à écart-type historique égal — l'ordre change selon la normalisation, et les deux sont montrées
Le balayage du rythme d'effort budgétaire — 5 rythmes, l'année du pic pour chacun, et lesquels sortent du domaine que la France a réellement connu
3 lectures du taux — prix du neuf maintenu, un point de plus, un point de moins — avec le ratio d'arrivée de chacune en 2035
Le solde primaire stabilisant, servi en carte plutôt qu'en chiffre unique
5 affirmations du débat public mises à l'épreuve en plus de celle déjà ouverte, avec pour chacune ce qui la tranche — ou, quand rien ne la tranche, la mesure de ce qui manque
Pas encore actif
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Comment l'État emprunte, concrètement
Les taux dont parle ce dossier sortent d'opérations précises, tenues à date fixe et publiées ligne par ligne. En voici une, avec ce qu'elle contient et ce qu'elle ne prouve pas.
Le prix d'une obligation assimilable du Trésor (OAT) longue, un jour donné
3,95 % et 4,37 %
Adjudication du 6 août 2026 — deux lignes de la séance
Observé · adjudication du 6 août 2026, règlement le 10 août 2026
2,119 Md€ adjugés · prix moyen pondéré 98,72 — au-dessous du pair, donc un coupon inférieur au rendement
2,040 Md€ adjugés · prix moyen pondéré 52,68 — au-dessous du pair, donc un coupon inférieur au rendement
4 lignes d'OAT à long terme, hors syndications.
Le 6 août 2026, l'État a placé 12,5 milliards d'euros d'obligations à long terme. Sur cette seule séance, les deux tranches les plus longues sont parties à 3,95 % et 4,37 %. Cela n'a rien d'une moyenne : c'est le prix auquel ces tranches-là ont trouvé preneur ce jour-là.
Ce que ce n'est pas — Cela ne signifie pas que toute la dette française coûte 4 %. Le coût moyen de ce qui est déjà emprunté reste très inférieur, et l'essentiel du financement de l'année se fait sur des maturités plus courtes et moins chères. Un taux d'adjudication est de surcroît un RENDEMENT, pas un coupon : les prix moyens pondérés ci-dessus, situés de part et d'autre du pair, le montrent directement.
Source — Agence France Trésor — historique des adjudications OAT, détail par ligne
Coupon, prix, rendement : trois nombres différents
Un même titre porte trois taux, et ils ne disent pas la même chose. C'est la raison pour laquelle une obligation affichée à 0,5 % peut être partie à 4,37 %.
OAT 25 juin 2037 — coupon 3,8 %
OAT 25 juin 2044 — coupon 0,5 %
OAT 25 juin 2037 — 98,72 pour 100 de nominal, au-dessous du pair
OAT 25 juin 2044 — 52,68 pour 100 de nominal, au-dessous du pair
OAT 25 juin 2037 — 3,95 %
OAT 25 juin 2044 — 4,37 %
D'où la règle, et sa raison : payer plus que le nominal donne un rendement INFÉRIEUR au coupon, parce que le remboursement à 100 € reprend la différence ; payer moins donne un rendement SUPÉRIEUR, parce que ce même remboursement l'ajoute. Le titre le plus généreux en coupon n'est donc pas le plus rentable pour son acheteur — il est simplement le plus cher à l'achat.
Source — Agence France Trésor — détail par ligne de la séance d'adjudication et caractéristiques des titres
Repère de lecture
Comment une obligation d'État est émise, et ce qu'elle devient ensuite
L'Agence France Trésor annonce quatre jours ouvrés à l'avance les lignes mises à l'adjudication et une fourchette de montant. Les Spécialistes en Valeurs du Trésor, seuls habilités à soumettre, transmettent leurs offres de prix à la Banque de France, qui les communique à l'Agence sans en révéler l'auteur. L'adjudication se tient « au prix demandé » : l'Agence sert d'abord les offres les plus avantageuses pour l'État, jusqu'au montant retenu, et chaque soumissionnaire paie exactement le prix qu'il a proposé. Le rendement en découle — il n'est choisi par personne. Lors de la séance du 6 août 2026, les deux lignes les plus longues sont parties à 3,95 % et 4,37 %. Après l'émission, les titres s'échangent entre investisseurs sur le marché secondaire : leur prix et leur rendement y bougent chaque jour, sans que cela crée la moindre dette nouvelle pour l'État.
1 · L'Agence France Trésor annonce
Quatre jours ouvrés avant la séance
Elle désigne les lignes mises à l'adjudication et une fourchette de montant. Elle ne fixe ni prix ni taux.
2 · Les Spécialistes en Valeurs du Trésor soumettent
15 établissements
Mandat 2025-2027 — seuls habilités à soumettre
Chacun propose un prix et un volume. Les offres passent par la Banque de France, qui les transmet à l'Agence sans en révéler l'auteur.
3 · L'adjudication tranche
Au prix demandé
Technique employée depuis 1985
Les offres les plus avantageuses pour l'État sont servies d'abord, jusqu'au montant retenu. Chaque soumissionnaire paie le prix qu'il a proposé.
4 · Le rendement en découle
3,95 % et 4,37 %
Séance du 6 août 2026 — deux lignes les plus longues
Il n'est décidé par personne : il tombe du prix payé, du coupon inscrit dans le titre et de la durée qui reste à courir.
5 · Puis le marché secondaire
Après l'émission, entre investisseurs
Les titres changent de mains ; leur prix et leur rendement bougent chaque jour. Une revente ne crée AUCUNE dette nouvelle pour l'État : elle change le détenteur, pas le montant dû ni le coupon.
Mécanisme et calendrier publiés par l'Agence France Trésor ; rendements issus du détail par ligne de la séance. Les titres placés par syndication suivent une autre voie, réservée aux lancements et aux segments les moins profonds.